Audi A1 185-192 ch, une petite bombe chic comme on n’en fera plus
Véritable concentré d’Audi, l’A1 de haut de gamme, en 1,4 185 ch puis 1.8 192 ch offre un mix de performances, de confort et de finition unique dans sa catégorie et jamais égalé depuis. Une vraie GT de poche, qualitative et raffinée, qui se déniche dès 7 500 €.

Les collectionnables sont des autos revêtant un intérêt particulier, donc méritant d’être préservées. Pas forcément anciennes, elles existent pourtant en quantité définie, soit parce que le constructeur en a décidé ainsi, soit parce que leur production est arrêtée. Ensuite, elles profitent de particularités qui les rendent spécialement désirables : une motorisation, un châssis, un design, ou un concept. Enfin, elles sont susceptibles de voir leur cote augmenter. Un argument supplémentaire pour les collectionner avant tout le monde !
Les choses sont allées très vite depuis le Covid. Les voitures se sont électrifiées et automatisées à vitesse grand V, au grand dam des gens qui aiment conduire. De sorte que des modèles encore relativement récents sont d'un coup devenus dépassés d'un point de vue législatif... mais pas dans les faits. Un pic avait été atteint en matière de qualité et de raffinement technologique, sans compromettre le plaisir au volant. L'Audi A1 incarne à merveille cet état de fait, forte d'une finition inédite sur une citadine (à laquelle même son constructeur a renoncé), et de moteurs performants et dépourvus de toute trace d'hybridation, notamment le 1,4 l TFSI de 185 ch. Des voitures performantes et ultra-qualitatives comme celle-ci, il n'y en aura plus dans le segment B, surtout dépourvues de ces épouvantables tablettes tactiles et ces ADAS intrusives. Soyez malins et commencez à les préserver, comme elles se raréfient, on finira par se les arracher !

Souvenez-vous. A une époque, pour être considérée comme « premium », une voiture se devait d’offrir une finition sans failles, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Les ineffables tablettes n’existaient alors pas, et Audi s’était fait une spécialité des habitacles parfaits. Quel que soit le niveau de gamme, les autos de la marque aux anneaux surpassaient leurs concurrentes par leurs plastiques de haute qualité et leur assemblage millimétré.

On avait plaisir à posséder un beau produit, de la prestigieuse A8 à la petite A1. Cette dernière, lancée au Mondial de Paris 2010 marque le retour d’Ingolstadt sur le segment des citadines à 3 portes, qu’il avait abandonné en arrêtant la petite 50 en 1978. Celle-ci avait engendré la VW Polo en 1975, et l’A1 continue de partager ses gênes avec sa cousine de Wolfsburg, mais cette fois, sans lui ressembler.

Annoncée par le concept Metroproject en 2007, la petite Audi adopte la plateforme PQ25, comme les Polo V et Seat Ibiza IV, trains roulants compris. On est un peu déçu que l’A1 se contente d’un essieu arrière de torsion, notamment quand la Mini R56 a droit à un essieu multibras. Cela dit, la petite allemande (3,95 m de long) avance d’autres arguments. Outre une finition hors pair, elle se pare de motorisations sophistiquées, notamment en haut de gamme où elle reçoit en décembre 2010 le bloc 1,4 l à double suralimentation (turbo + compresseur) déjà vu dans la VW Golf GT, la Polo GTI ou encore l’Ibiza Bocanegra.

Dans le cas de l’Audi, ce moteur à injection directe développe 185 ch, et s’allie obligatoire à une boîte à double embrayage S tronic comptant 7 rapports. Certes, le poids atteint tout de même 1 190 kg, mais l’A1 185 ch pointe à 227 km/h et passe les 100 km/h en 6,9 s. De vrais chronos de sportive (elle est d’ailleurs un peu plus performante qu’une Renault Clio III RS 203 ch), mais qui s’accompagnent d’un habitacle très chic. Trois finitions sont proposées : Ambition, S Line et Ambition Luxe.

La première, déjà fournie offre de série l’ESP, la clim manuelle, les sièges sport, les phares et essuie-glaces automatiques, le régulateur de vitesse et les jantes alliage de 16. Pas de trop à 25 800 € (soit 32 000 € actuels selon l’Insee). La seconde, au look sportif, ajoute les jantes de 17, les xénons et les feux arrière à LED (27 100 €). Enfin, la 3e devient carrément luxueuse avec sa sellerie cuir, son GPS, sa clim auto, sa sono Bose et son radar de recul, notamment. Pas de trop à 27 800 € (31 500 € actuels selon l’Insee).

En 2012, l’A1 se décline en 5 portes (carrosserie dite Sportback), puis fin 2014, a droit à une mise à jour plus importante qu’elle n’en a l’air. Si l’extérieur n’évolue que peu (projecteurs et feux modifiés, calandre agrandie), l’intérieur ne change pas davantage, mais sous le capot, tout a été revu. En effet, la direction adopte une assistance entièrement électrique et le 1,4 l Twincharger cède la place à un 1,8 l TSI à simple turbo (mais double injection, directe et indirecte) développant tout de même 192 ch.

Les performances progressent légèrement (0 à 100 km/h en 6,8 s), la consommation chute un peu et les prix ne gonflent guère. Bizarrement, cette motorisation ne peut s’associer à la finition Ambition Luxe (au contraire des autres !), peut-être parce que son prix aurait été trop proche de celui de l’incroyable S1. En 2017, l’A1 192 ch n’est plus proposée qu’en Edition, puis termine sa carrière fin 2018.

Combien ça coûte ?
En bon état, l’A1 185 ch débute à 7 500 €, en affichant un peu plus de 180 000 km. A 10 000 €, on trouve de beaux exemplaires vers les 120 000 km, alors qu’à 12 000 €, on s’oriente vers les 60 000 km. En 192 ch, comptez environ 3 500 € de plus à état et kilométrage équivalents. Ces montants peuvent nettement varier en fonction du suivi et surtout de la configuration, les options étant très nombreuses (3 ou 5 portes, toit ouvrant, hotspot wifi, garnissage en cuir étendu, suspension sport…).

Quelle version choisir ?
Comme elle ne semble pas tellement plus chère, l’Ambition Luxe s’impose sur la 185 ch. Toutefois, si on en a les moyens, mieux vaut s’orienter vers la 192 ch, plus fiable.

Les versions collector
Ce seront les exemplaires très peu kilométrés, en parfait état et dotés d’un maximum d’options, autant d’éléments qui rendent l’auto rare.

Que surveiller ?
Si elle est superbement finie, l’Audi A1 n’en pâtit pas moins de quelques problèmes de fiabilité, parfois sérieux. Le moteur 185 ch, en particulier, est à surveiller de près (comme chez VW), à cause notamment de sa consommation d’huile qui, si elle est trop élevée, peut conduire à un remplacement du bloc. Mais le cas est rare, et les ennuis de chaîne de distribution repérés chez VW, n’ont pas cours ici, le moteur ayant eu le temps d’être corrigé.
A surveiller aussi, l’état du turbo et son système de régulation. En revanche, le bloc 192 ch ne fait pas parler de lui. Jusqu’en 2014, la boîte peut souffrir d’une usure accélérée de ses embrayages secs, voire du Mecatronic, mais des rappels ont été effectués, et une vidange effectuée tous les 60 000 km fera du bien. Dans l’habitacle, le vieillissement est excellent, mais les bugs électroniques plutôt fréquents, surtout sur les exemplaires dotés du GPS.

Sur la route
J’ai pu assez longuement rouler dans une A1 185 ch S Line gavée d'options (son prix était de 34 000 € !), et cette petite m’a bluffé. D’abord, évidemment, par sa finition. Tout est léché, jamais une citadine n’avait atteint ce niveau de soin dans l’habitacle. Si l’espace à l’arrière est ridicule (c’est une 2+2 en fait), on est franchement à l’aise à l’avant, et assis dans d’excellents sièges. Bien insonorisé, le moteur étonne par son punch à tous les régimes : la double suralimentation se révèle efficace.

Surtout, il fait preuve de plus de caractère que dans les Polo et Ibiza, bénéficiant d’une cartographie spécifique. Sa virulence s’exprime via une boîte douce et rapide, mais le train avant en fait les frais : les effets de couple sont notables. Il manque aussi un peu de mordant à l’attaque des virages, mais l’Audi fait néanmoins preuve d’une belle efficacité. Mieux, en s’y prenant bien, on peut déboulonner l’arrière, au bénéfice de la maniabilité. En somme, on peut l’utiliser comme une sportive, surtout que son freinage se révèle puissant et endurant.

Mais là où l’A1 séduit le plus, c’est par son confort général. La suspension filtre bien les inégalités et, même sur autoroute, le niveau sonore reste très bas. On peut donc abattre de longues distances sans fatigue, et s’étonner, en Allemagne, d’accrocher les 250 km/h au compteur. Quant à la consommation, elle s’établit à 7,3 l/100 km environ.
L’alternative youngtimer
Audi 50 60 ch (1976 – 1978)

C’est avec la 50, présentée en 1974, qu’Audi s’aventure pour la première fois dans la catégorie des citadines. Devançant la Volkswagen Polo, qui en est en réalité une variante low-cost, elle a été principalement dessinée par Marcello Gandini, sa conception ayant démarré chez par NSU. Au début, la 50 s’équipe d’un 1,1 l de 50 ch, qui en propulse les 685 kg à 142 km/h. Pas mal à l’époque ! Mais c’est avec le 60 ch, proposé en 1976, que la 50 donne toute sa mesure.
Puis, en 1977, elle s’équipe d’un 1.3 de même puissance, atteignant alors 152 km/h, et passant les 100 km/h en 12,9 sec, soit un chrono de petite nerveuse, comme l’Autobianchi A112 Abarth. Seulement, l’Audi 50 1.3 GLS est autrement mieux fabriquée, confortable et chic. Seulement, son prix conséquent et la concurrence interne de la Polo, qui reçoit le même bloc en version GT, la condamnent. La 50 disparaît en 1978, produite à 180 822 exemplaires, dont 3 509 en 1.3. Rarissime ! A partir de 10 000 €.

Audi A1 185 ch (2011), la fiche technique
- Moteur : 4 cylindres en ligne, 1 390 cm3
- Alimentation : turbo + compresseur
- Suspension : jambes McPherson, ressorts hélicoïdaux, barre antiroulis (AV) ; essieu de torsion, ressorts hélicoïdaux, barre antiroulis (AR)
- Transmission : boîte 7 à double embrayage, traction
- Puissance : 185 ch à 6 200 tr/min
- Couple : 250 Nm à 2 000 tr/min
- Poids : 1 195 kg
- Vitesse maxi : 227 km/h (donnée constructeur)
- 0 à 100 km/h : 6,9 secondes (donnée constructeur)
> Pour trouver une Audi A1 185 - 192 ch d'occasion, rendez-vous sur le site de La Centrale.
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