Le Conseil National de la Sécurité Routière s'est réuni le 21 juin et a livré sa copie au gouvernement agrémentée de diverses recommandations. Des travaux marqués par deux idées chocs : la première consistant à équiper les véhicules d'une boite noire et la seconde nous préparant à de nouvelles réductions de la vitesse obligatoire.Mais avant d'aborder ces thèmes, on notera que la possession d'un gilet jaune a définitivement tourné à la mesure incitative, même si vous serez verbalisable dans le cas où vous vous trouveriez en panne sur le bord de la route, sans être en mesure de vous signaler vêtu du précieux accessoire. Par ailleurs, la dimension des plaques d'immatriculation passera à la seule échelle 210x130, cette mesure n'étant pas rétroactive aux machines déjà immatriculées. Enfin, le ministre de l'Intérieur a assuré qu'il fallait « avancer sur la remontée interfile des deux roues entre les voitures » en souhaitant « travailler sur la base d'une expérimentation ».Des travaux qui avanceront peut être moins vite que ceux dévolus à la question de la réduction de la vitesse obigatoire. « Je reste convaincu que c'est en baissant davantage la vitesse sur les routes, et notamment les routes secondaires, que nous aurons une baisse de la mortalité », a martelé Manuel Vals. « Si demain, il faut des mesures dans ce sens, je n'hésiterai pas à les prendre. »Voilà qui est clair. Par ailleurs, l'idée d'équiper les véhicules d'une boite noire a été mise sur la table. « Ces instruments n'ont bien évidemment pas vocation à faire un historique des déplacements des conducteurs, mais simplement à connaître les événements techniques précédents de quelques secondes un accident » a juré le ministre. Vraiment ? Le Le président du Conseil national de la sécurité routière, Armand Jung semble avoir une autre opinion du dispositif : « Nous voulons responsabiliser le conducteur. Il saura, qu'avec cet enregistreur, il ne pourra mentir sur les circonstances de l'accident. Il pourrait donc changer de comportement. » Un mouchard, c'est bien connu n'est jamais neutre.Ceci dit, la commission va prendre à bras le corps le problème de l'usage des portables au volant. Facteur d'accident, il compte parmi ses premières victimes les usagers en deux roues motorisé. Rédiger un SMS en conduisant multiplie par 23 le risque d'avoir un accident, estime la délégation à la sécurité routière.